l’essentiel
Guillaume et Nathalie Cardoner ont dénoncé la mise en place d’oisifs devant leur domicile à Pibrac (Haute-Garonne). Ils plaignent de nuisances sonores incessantes, au point d’avoir porté plainte devant le tribunal administratif de Toulouse en février 2021.

Au rythme du passage des voitures, Guillaume et Nathalie Cardoner s’agacent. J’ai installé aux « Bourdettes », gardien de hameau à la commune de Pibrac (Haute-Garonne), le couple a déclaré après près de deux ans les « nuisances sonores » occasionnées par des ralentis installés juste devant leur maison.

« Ce matin, j’ai été réveillée à 6 heures pour un gros camion qui passe sur les dos-d’âne », Nathalie s’agace ce jeudi 21 juillet. Pour être précis, les « dos-d’âne » installés devant chez les Cardoner sont en fait des « coussins berlinois », des slow motion rouge et blanc, des faits de caoutchouc vulcanisé, dont la plupart des routes « zone 30 » sont équipées.

A lire aussi :
Toulouse : ces oisifs hors normes qui endommagent les voitures

À cause du bruit du choc des voitures, le couple vit dans un climat de « stress permanent » jour et nuit, au point de « fermer les fenêtres le soir de peur d’être réveillés ». « Les camions arrivent souvent assez vite et n’ont pas le temps de lentir. Ils font un vacarme énorme », raconte Guillaume. « C’est insupportable ».

Face à cette situation, Nathalie et Guillaume sont rapprochés de l’association « Pour Une Mobilité Sereine et Durable », experte dans la défense des usagers des routes et des riverains victimes d’infrastructures routières non conformes.

Car l’affaire n’est pas nouvelle : en 2013, la Cour administrative d’appel de Nantes a condamné la commune de Châteaudun (Centre-Val de Loire) à verser 18 000 euros à deux habitants pour les « nuisances sonores » occasionnées par l’ installation de coussins berlinois. D’autant que sur l’avenue François-Verdier, où se situe la maison des Cardoner, le balai des poids lourds et des bus est important, notamment le matin.

« Les visseries cèdent et les coussins détachent »

Guillaume et Nathalie sont également sensibilisés aux risques d’accidents liés aux vitesses lentes. « Ces coussins sont composés de plusieurs pièces fixées au sol. À force de chocs et d’oxydation, la matière détériorée, les visseries cèdent et les pièces détachables. C’est à de la que ça devient dangereux », explique Guillaume , qui évoque , photos à l’appui, le cas d’un camion ayant manqué de « finir dans le jardin » un jour d’octobre 2021 après avoir « mal pris le dos-d’âne ». Devant leur domicile, l’un des slowisseurs commence d’ailleurs à se publier.

Sur le net, les clichés de coussins berlinois défectueux sont légion.
Crédit : Pour une mobilité sereine et durable

Devant le tribunal de Toulouse auprès d’eux ont porté plainte contre la mairie de Pibrac en février 2021, les Cardoner font valoir un autre argument, issu d’une question parlementaire publiée au Journal Officiel le 14 juillet 2009. Il y est évoqué que « le Le caoutchouc vulcanisé ne répond pas aux exigences de la norme relative aux ralentisseurs », du fait de sa « faible adhérence » : « les véhicules peuvent glisser sur la surface (…) et, par conséquent, le risque d’accident augmente ».

Toujours « fondement textuel »

Selon eux, les coussins berlinois, étant de forme « trapézoïdale », doivent répondre aux restrictions d’implantation du décret n°94-447 et de la norme NF98-300, qui encadrent l’installation de tous les types de lalentisseur en France. Il y est notamment noté qu’il est interdit d’implanter des relentisseurs sur une voie empruntée par les transports en commun, et à moins de 40 mètres d’un virage.

Selon les teres des demandés, ces deux points ne seraient pas respectés, puisqu’un arrêt de bus a été I installé devant eux « en moi temps que les coussins berlinois » et la « zone 30 », et les quatre ralentis sont appliqués dans une déviation

Les Cardoner ont également assigné la Mairie de Pibrac et la Métropole de Toulouse en « suppression de l’installation d’un ouvrage dangereux et irrégulier sur son territoire », afin d’« alerter sur tous les problèmes de sécurité et de nuisances relatifs à cette implantation ». Sans réponse de leur part, ils sont finalement tournés vers le tribunal de Montpellier, qu’a rejeté leur demande le 23 juin 2022. J’ai estimé que la réglementation actuelle ne s’applique pas aux coussins berlinois même si ces derniers ont une forme trapézoïdale

À ce jour, le couple songe encore à poursuivre son action en justice. Après l’installation des galets roulants, ils estiment n’avoir jamais constaté de baisse significative des vitesses le long de l’avenue. « Franchement, au départ, on a vu ça d’un bon œil. Là, on se seules, lâche Nathalie, fatiguée. Nous nous sommes installés ici pour être tranquille. Maintenant on a send to leave ».

Rédacteur, Auteur, Journaliste | Plus de publications

Gabriel Durant est un journaliste et écrivain français spécialisé dans la région Occitanie. Né dans la ville de Perpignan, Gabriel a toujours été passionné par l'histoire, la culture et la langue de la région. Après avoir étudié la littérature et le journalisme à la Sorbonne, il a commencé à écrire pour le site web Vent d'Autan, où il couvre un large éventail de sujets liés à l'Occitanie. En plus de son travail de journaliste, Gabriel est également un romancier accompli.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.