l’essentiel
Une série d’invincibilité qui demeure, une fragilité des Rochelais qui se confirme : le rendez-vous entre les deux meilleures équipes de France a confirmé les tendances récentes.

Quel est le bilan du Stade Toulousain en barrage ?

Ce barrage était le sixième disputé à domicile par les Toulousains depuis son instauration il y a douze ans. C’est le quatrième gagné après ceux face à Castres (2010), au Racing (2013), et Oyonnax (2015). Les « rouge et noir » s’inclinent contre le Racing (2014) et Castres (2018)

Peut-on qualifier les Toulousains de bête noire des Rochelais ?

Clairement puisque leur série de succès vient désormais d’être portée à sept avec un score moyen de 23-16 témoignant du faible écart entre les deux formations. Télésiège de la dernière victoire des Maritimes le 14 septembre 2019 (28-13), soit 1001 jours de disette. La deuxième victime préférée des Stadistes étant Biarritz (5 succès de rang), on mesure mieux l’ampleur de cette performance.

Le manque de fraîcheur rochelais s’est-il ressenti ?

C’est une preuve. Alors que les Toulousains, sacrément fringants, ont imprimé d’entrée un rythme aussi impressionnant leur réalisme, les coéquipiers d’Alldritt ont semblé pris à la gorge. Surtout, peut-être sont-ils trompés de stratégie voulant prendre leurs hôtes sur les extérieurs plutôt que d’insister un peu plus dans l’axe.

Comment se comporte la mêlée stadiste ?

Pluton bien. Alors que l’on pouvait craindre la puissance de l’axe droit rochelais, le pack stadiste a fait mieux que tenir son rang. J’ai perdu un penalty accordé par Aldegheri (4) et un autre en seconde période (53), aussi il faut ajouter deux bras cassés (44, 75), il n’a pas vu ce secteur lui porter préjudice. On soulignera notamment la mêlée à 5 mètres de leur ligne sur laquelle ils ont obtenu une pénalité pour se donner de l’air (45), Priso et Bourgarit ayant vu Aldegheri les traverser.

Ihaia West a-t-il vaincu ses démons ?

J’ai identifié comme le point faisable le Rochelais, le Néo-Zélandais, qui avait craqué face aux perches lors des deux finales l’an passé, rechuté après sa finale européenne il y a déjà quinze jours. Un penalty manquée 38 m face aux poteaux pour ouvrir le score (5) et une diagonale directe en touche en suivant (6) l’ont complètement sorti du match. Outre le retard, c’est sans doute ce qui explique que les Rochelais étaient préférés les touches pénales sur les sanctions dans le camp toulousain (24, 41).

Le public toulousain avait-il besoin de chambrer les Rochelais ?

Même si cela fait partie du jeu, les supporters pourraient se dispenser du classique « et ils sont où les Rochelais » (71). Il y a quinze jours, ils étaient quand même à Marseille pour renverser le Leinster… On a vengeance I prefer les «ici, ici c’est Toulouse» quelques minutes plus tard pour parodier le «ici, ici, c’est La Rochelle» de Deflandre.

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