l’essentiel
Castres, numéro un de la phase régulière, et le Stade Toulousain, numéro un en tant que tenant du titre, s’affronteront en demi-finale, vendredi soir, à Nice. Chaud devant.

Les courses folles d’Antoine Dupont bien sûr. Mais pour prendre conscience de la faim qu’animait les joueurs du Stade Toulousain samedi soir, il y a cette action de Matthis Lebel à quelques du terme, quand l’ailier toulousain projette en touche Brice Dulin et laisse éclater sa rage face à la tribune. Oui le Stade avait faim. Très faim même. Allez, puisque vous désirez du Dupont, voici du Dupont. Mais cette fois en mode défenseur. En seconde mi-temps, le demi-de-mêlée toulousain s’embrouille avec l’immense Will Skelton. Cela chauffe deux ou trois secondes entre les deux joueurs puis Antoine Dupont remplacera et remettra quelques secondes plus tard un immense caramel sur un joueur rochelais. De la rage encore. Ou de l’énergie pour Ugo Mola : « Pour être passé par là, on sait tous que quand tu gagnes une Coupe d’Europe, tu as une forme d’énergie et d’enthousiasme presque inconscient que te permet de faire des choses assez étonnante. Ma crainte de rivaliser sur la partie de l’énergie parce que le rugby, ce n’est que de l’énergie, de la révolte et la capacité à mettre en face. Et samedi soir, Toulouse s’est mis en face de La Rochelle, avec une première mi-temps franchement maîtrisée et un début de deuxième période parce qu’on s’est un peu recroquevillé. »
Le Stade n’a rien j’en ai inventé plus quand les phases finales arrivent, c’est trois souvent faim et ça plaît à révélé les bonnes vieilles recettes : conquérir, défendre (13 plaquages ​​pour Elstadt en première période) et quelques touches de génie au service d’efficacité décisive.
Le scénario était connu plus La Rochelle, tout champion d’Europe qu’il était, n’a pas pu en écrire un autre. Faute d’avoir eu cette énergie ou cette rage. Ronan O’Gara n’a pu que renaître : « On a pris une leçon dans la combativité et dans les rucks. Il n’y a pas eu de photo, Toulouse a été meilleur que nous. La tactique c’était de dépler Toulouse mais on a négligé le combat et je le prends à mon compte. ».
Voilà donc le Stade en demi-finale au terme d’une saison où le Covid et les doubles lui ont pompé une énergie (on y revient) monstre et l’ont mené au bord de la sortie de route. La magie des phases finales fait que tout cela est maintenant derrière. Que le week-end de repos lors de la finale de la Coupe d’Europe et qu’il matche face à Biarritz avec l’autorisation de régénérer les corps, les têtes.
Si beaucoup d’observateurs ont jugé qu’il s’agissait d’une finale avant la lettre, les phases finales ont souvent engendré bien des surprises. Et que s’il est toujours difficile de designer un favori en demi-finale, cela l’est encore plus quand il s’agit d’un derby. Et pas sous derby avec 200 kilomètres d’écart. Passer un derby d’Occitanie. Non celui de Midi-Pyrénées. Chaque camp désigne l’autre camp que j’ai privilégié durant la semaine. Il reste que le numéro 1 de la phase régulière s’appelle Castres. La fin à cette place n’est pas neutre et implique le plus grande de la partie du club numéro 1 (en termes de bouclier) de ces deux dernières saisons. Mais à vrai dire, le Stade ne veut pas comprendre parler de tenant du titre. Au début de chaque saison, il remet les compteurs à zéro et repart en que d’un nouveau titre. Mais vendredi soir, à l’issue du match, il n’y aura plus qu’un numéro 1. Le CO ou le Stade ? Alors, c’est qui, c’est qui ? Comme le clame la chanson à la mode.


Sans François Cros

La troisième ligne François Cros sorti sur blessure est très incertain pour la demi-finale. Il souffre en effet du genou (ligament latéral interne touché ?). Après rendez-vous avec le CO, le Stade a récupéré Charlie Faumuina dont la suspension est terminée. Le pilier all-black remplacera Paul Mallez forfait (luxation de l’épaule). A noter que Rodrigue Neti a lancé un parcours contre la montagne et pourrait revenir plus voir ce qui s’est passé avant. Donner la demi-finale ?

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