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Avec une ristourne de 20 centimes le litre de carburant qui s’ajoute aux 30 centimes de l’Etat, les stations TotalEnergies sont prises d’assaut. Certaines sont même en rupture d’essence.

A Toulouse, les stations TotalEnergies seront les premières victimes de leurs prix trop attractifs à la pompe ? En proposant le litre de carburant jusqu’à 50 centimes moins cher que ses concurrentes, grâce au cumul de la ristourne de 20 centimes du pétrolier qui s’ajoutent les 30 centimes de l’Etat, les stations sont prises d’assaut. Certaines sont rapidement retrouvées à sec, au grand-dam de leurs gérants, condamnées à balayer l’entrée de leur station d’une rubalise. Comme à la Roseraie, où une succession de 9 flotte sur le tableau d’affichage.
Ici, après le week-end, les bulles sont sèches, mais la boutique reste ouverte afin d’offrir aux clients un passage dans les viennoiseries, cafés, produits divers… Derrière la caisse, le gestionnaire passe son temps à répondre au téléphone. « Non, je n’ai pas de carburant pour le moment et je ne sais pas jusqu’à quand », dit-il en raccrochant. Ce dernier reconnaît passer « de mauvaises journées » en raison du mécontentement de ses clients et du manque de fréquentation de sa boutique.

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« Physiquement et moralement, je ne vais pas tenir, car j’encaisse trop d’agressions », accompagné d’une tour cette autre gérante TotalEnergies qui a accusé un coup de pompe. Ses cuves sont vignes depuis vendredi. «Quand nous sommes livrés, un camion nous fait la journée contre 2 à trois jours en temps normal. Pendant un jour, nous avons trop de monde et pas les moyens de les accueillir comme il faudrait et le lendemain, il n’y a plus personne », ajoute la gérante. Le fait que le pétrolier casse le prix des carburants, « c’est super, mais pour nous c’est l’enfer ».

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coup de pompe

Connue pour être la station la moins chère de Toulouse, la station Total du boulevard de Suisse est chanceuse en ce lundi matin, car elle vient « récupérer un camion-citerne » qu’elle fréquente après avoir vendu. Avec SP 95 à 1 355 € ; le SP 98 à 1 465, le gazole à 1 504, les voitures s’agglutinent rapidement aux pompes. Virginie, qui travaille juste à côté, vient de mettre « 30 € de sans-plomb ». Quant à sa voisine de pompe, « venue au pif », elle a distribué avec le plein de gazole pour 60 €. Elle a raison d’en profiter, car la salariée de la station prédit que dans trois heures tout sera déjà vendue.

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Située route d’Espagne, face au lycée Gallieni, cette autre station Total attend à son tour une livraison. Contrainte de fermer le robinet ce lundi matin, après avoir été livré samedi matin, « mais nous avons été dévalisés ce week-end », explique le jeune homme derrière la caisse. « Nous n’avons plus de carburant à vendre, c’est juste dommage, mais c’est Total qui fixe les règles et nous, nous faisons au mieux », ajoute sont responsables.
Pendant ce temps-là, les mêmes stations Total en bordure du périphérique toulousain carburant à plein régime. C’est le cas de celle situé après l’échangeur de la Cépière, en direction du centre-ville, où les pompes sont sollicitées pour un flot continu d’automobilistes. « Nous avons été livrés ce matin. Indirectement, nous sommes considérés comme une autoroute », précise un employé de la gare. Donc, priorité.
Ici, le SP 95 est à 1 363 € ; la SP 98 à 1 473 € et la gazole à 1 505 €. Pour autant Magda se contenter de 20€ de carburant dans son réservoir. Elle fréquente « la paye pour faire le plein ».

Rédacteur, Auteur, Journaliste | Plus de publications

Gabriel Durant est un journaliste et écrivain français spécialisé dans la région Occitanie. Né dans la ville de Perpignan, Gabriel a toujours été passionné par l'histoire, la culture et la langue de la région. Après avoir étudié la littérature et le journalisme à la Sorbonne, il a commencé à écrire pour le site web Vent d'Autan, où il couvre un large éventail de sujets liés à l'Occitanie. En plus de son travail de journaliste, Gabriel est également un romancier accompli.

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