l’essentiel
Pour sa première édition, le Nouveau Printemps investit jusqu’au 2 juillet prochain une dizaine de lieux du quartier Saint-Cyprien. Le parcours peut se faire en une journée, à pied… ou à vélo.

Début du parcours au bureau du Nouveau Printemps, au 11, grande rue Saint-Nicolas, pour découvrir la carte du festival de création contemporaine et les différents lieux d’exposition.

Monstres de Camille Blandin

Si vous circulez à vélo, n’hésitez pas, avant de partir sillonner le quartier Saint-Cyprien, à choisir votre compagnon de route parmi les monstres de Camille Blandin. Ce jeune illustrateur toulousain, adepte de bandes dessinées humoristiques et absurdes, a signé pour cette édition 2023 une série de dessins inédits. Ils ont été reproduits sur des drapeaux pour être installés en haut d’un mât à fixer à l’arrière des deux-roues. Tout le matériel est distribué et installé gratuitement pendant les saisons du festival, dans leurs locaux mais aussi dans les magasins du quartier l’Echappée Belle, Réparation vélo Toulouse et Mécanicyle.

Julien Carreyn au théâtre Garonne

Au Théâtre Garonne, l’exposition de Julien Carreyn, « Les citrons du Tarn », est l’occasion de plonger dans les entrailles de cette ancienne station de pompage devenue salle des spectacles. C’est dans les galeries du XIXe siècle, dans une architecture en briques du sol à la voûte, que l’artiste parisien présente une série de polaroïds spécialement réalisée pour le festival. Ses petites photographies ont été primées sur l’île du Ramier et dans le Tarn-et-Garonne. Elles mettent en scène trois mannequins et deux membres de l’équipe du Nouveau Printemps. L’absence de cartel ou de feuille de salle laisse aux visiteurs le choix de l’histoire qui est racontée. Quelques mots de l’artiste posés sur une table permettent quand même de lever le mystère du titre.

Un travail pour les danseurs

Peuplée les soirées de bal, l’œuvre d’usage imaginée pour le festival par Hélène Bertin se révèle dans toute sa dimension dans l’atelier 1 du Garonne. Pour cette installation, baptisée Dança dança abelha (Danse, danse abeille), la plasticienne a fait appel à André Mercoiret, l’inventeur du parquet-miel. La piste de danse amovible, en forme de nid d’abeille, est composée d’un assemblage d’alvéoles contre-plaquées montées au sud des demi-balles de tennis pour amortir les pas des danseurs. Des dessins de Bettina Henni, inspirés des postures de danse, ont été gravés sur la surface. Avant de repartir le 24 juin, Nantes peut pour Rome, cette œuvre se tiendra en même temps de 16h00 à 19h00, une performance atelier du chorégraphe et danseur Rémy Héritier.

Cornelia Hesse-Honegger, lanceuse d’alerte

Présentées aux Abattoirs, les statuettes en grès auxquelles Claudine Monchaussé donne vie depuis 1959 ont rarement été montrées. Cette sculptrice céramiste, qui a toujours travaillé à l’écart du monde de l’art, refusait jusque très récemment la moindre exposition. Sa pratique, jamais interrompue, fait écho aux aquarelles d’insectes mutants de l’artiste suisse Cornelia Hesse-Honegger. Vingt ans, elle sillonne les environs des centrales nucléaires du monde tiers pour observer et traduire en dessins les conséquences des faibles radiations sur la faune, notamment les punaises. « Elle n’est reconnue ni par le monde artistique ni par le monde scientifique, car cette héritière des naturalistes est une vraie lanceuse d’alerte sur les radiations faibles », souligne Matali Crasset, artiste associée de cette édition 2023.

Jardin Pierre La Police côté

Flottant au vent, en haut de grands mâts, des dessins inédits de Pierre La Police accompagnent le cheminement du jardin Raymond VI. Ce plasticien et auteur de bandes dessinées, qui n’est connu que sous son pseudonyme, œuvre depuis le début des années 1990 en investissant plusieurs champs. Sur l’invitation de Matali Crasset, Pierre La Police a imaginé des images « lisibles au premier coup d’œil et tissant des liens entre les différents sens prêts à la notion de culture ». Ses drapeaux puisent dans l’ironie et la science-fiction pour caricaturer les travers de la culture de masse.

Le Nouveau Printemps, jusqu’au 2 juillet, à Saint-Cyprien. Entrée gratuite (www.lenouveauprintemps.com).

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Gabriel Durant est un journaliste et écrivain français spécialisé dans la région Occitanie. Né dans la ville de Perpignan, Gabriel a toujours été passionné par l'histoire, la culture et la langue de la région. Après avoir étudié la littérature et le journalisme à la Sorbonne, il a commencé à écrire pour le site web Vent d'Autan, où il couvre un large éventail de sujets liés à l'Occitanie. En plus de son travail de journaliste, Gabriel est également un romancier accompli.

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