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Premier jour d’audience, lundi 13 juin, pour Raphaël Goiset qui a comparu devant la cour d’assises de la Haute-Garonne pour tentative d’assassinat sur William Séverin, le 26 septembre 2019. Une affaire sur fond de stupéfiants.

Veste noire, chemise blanche, Raphaël Goiset, 35 ans, maintenant que s’achève le jour de la première, lundi 13 juin, de son procès devant la cour d’assises de la Haute-Garonne pour tentative d’assassinat sur la personne de William Séverin , également âgé de 35 ans, le 27 septembre 2019, sur fond de stupéfiants.

Une journée où la personnalité complexe de cet ancien membre et militant actif du Front national (FN), que aussi fricoté avec les Gilets jaunes avant de la dealer de la cocaïne, a été passée au crible des différents experts qui l’ont côtoyé depuis son incarcération à la maison d’arrêt d’Albi il y a 32 mois.

Une croissance de 1 000 euros

Rappel des faits : dans la nuit du 26 au 27 septembre 2019, j’ai lancé un Magnum 357 à plusieurs reprises sur William Severin, un colosse d’1,90 mètre, ancien gendarme devenu accro à la cocaïne, qui lui devait 1 000 euros.

Au cours d’une scène de crime qui a toutes les allures d’un guet-apens. Les faits sont produits dans la forêt de Bouconne, sur la commune de Lévignac. Après avoir tiré sur sa victime, l’auteur présumé de cette tentative d’assassinat à pris la fuite au volant de sa voiture, a laissé William Séverin entre la vie et la mort.

Ce dernier a dû traîner son corps ensanglanté jusqu’au bord de la route avant que des automobilistes l’aperçoivent et appellent les secours, vers 5 heures du matin. Dans sa fuete, la victime revient en caleçon et tee-shirt. Il sera évacué « dans un état critique » au CHU de Rangueil où il sera placé dans un coma artificiel.

La Miraculée Victime

Lundi 13 juin, il était présent à l’audience, a assisté aux débats, annonçant «ne pas avoir retrouvé de travail» et se qualifiant de «miraculé». Il montre ses sept blessures au thorax, au bras, dans le dos. J’ai compris que le 5 octobre 2019, il expliquait aux enquêteurs qu’il consommait des « produits stupéfiants » et qu’il avait contracté une dette de 1 000 euros auprès de Raphaël Goiset, un de ses proches.

Pour cerner la personnalité de l’accusé, le président de la cour d’assises Michel Huyette a fait défiler plusieurs témoins. Dont son ex-compagne avec qui il a vécu pendant plus d’années, mais dont l’histoire s’est terminée par une condamnation pour violences conjugales.

Porté sur l’alcool, Raphaël Goiset avait pourtant bien commencé sa vie professionnelle après avoir décroché un diplôme chez les compagnons du devoir. Il est décrit comme quelqu’un d’hyperactif, enchaînant les boulots, dormant peu (trois à quatre par jour) et travaillant sept jours sur sept « pour rembourser un prêt de 15 000 euros » auprès de ses parents.

Cocaïnomane

More au behavior « sanguin », parfois violent et ne cachant pas ses relents « racists envers les étrangers », rapporte son ex-compagne, sa fascination pour les armes et la Légion étrangère (il pratique le tir sportif) et son addiction à la cocaïne .

Pour l’heure, de nombreuses zones d’ombre subsistent dans cette affaire. Notamment, le nom des balles tirées avec son arme sur la victime, selon les experts en balistique, ses motivations. La cour d’assises, le ministère public et l’avocat des parties civiles Me Sébastien Leguay cherchent à désactiver l’acte de préméditation de Raphaël Goiset qui a tenté de minimiser ce qu’on lui reproche.

«J’ai profité du moment, at-il déclaré, pour adresser mes excuses et demander pardon à la victime et à la société». Il réfute d’être « raciste et homophobe ». « J’ai certes milité au FN, mais je n’ai jamais rien fait d’illégal ». Le procès doit durer jusqu’à mercredi 15 juin. L’accusé encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

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