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Une altercation à fait quatre blessés à l’aube du 18 juin 2022, au bout des allées Jean-Jaurès, à Toulouse. Des bénédictions, pas de mort. Un petit miracle selon deux victimes, des étudiants.

Maxime et Mathis restent silencieux. Quand tu observes ces étudiants, tee-shirt et pantalon de toile, rien de particulier sauf une cicatrice fine, à la base du cou de Maxime. Plus quand ils sortent de leurs téléphones portables pour montrer les prix photos au matin du 18-Juin, on tremble. Couverts de sang, la réalité d’une agression aussi gratuite que violent saute aux yeux.

« J’ai failli perdre mon œil », prédit Mathis. La cicatrice visible du peigne est située juste en dessous de son œil gauche. Maxime, lui, porte encore les blessures des coups de couteau sur le haut du corps. Faites-le surface. heureusement.

« On assistant a Uber in bas des allées Jean-Jaurès, au cœur de Toulouse. Le premier est venu nous importuner. Quand il s’en est pris à un autre groupe, on a voulu intervenir. Après, c’est devenu fou. . . », confient-ils.

Oussama, 23 ans, ne se souvient plus de rien. Trop d’alcool. « Pas vraiment compatible avec votre traitement », souligne la présidente Carole Mauduit. Malade psychiatrique, il a passé son après-midi puis sa nuit à avaler, vodka, whisky et bière.

Kalidou, 38 ans, souffre lui aussi d’une pathologie psychiatrique que l’alcool et les stupéfiants n’améliorent pas. À rue depuis presque 10 ans, Oussama est venu l’agresser au petit matin. « Je me suis défendu… », dit-il, d’après la maison d’arrêt de Seysses en visioconférence. Ses coups de cutter ont grièvement blessé sont adversaires.

Défense : « La prison ne dort pas »

Ce déferlement de violences reste sans explication. « Vous avez parfois menacé, parfois tenté d’agresser plus de personnes lors de cette fin de nuit », indique le président. Oussama, emprisonné après les faits, demeure énigmatique.

La procureure, malgré l’altération du discernement retenu pour les deux prévenus, réclame une réponse ferme pour sanctionner « des violences assez effrayantes ». 18 mois de détention contre Oussama, 24 contre Kalidou « qui a continué à frapper son adversaire alors à terre ».

Mois Téta Agbe et Mathieu Peter essaient d’éviter le pire. « Cet homme a, avant toute chose, besoin de soins. La prison ne le soignera pas », a plaidé Me Peter en faveur d’Oussama. Me Agbe tient sur le même fil et insiste : « Ce matin-là, cet homme a été agressé. Ce n’est pas lui qui a blessé les deux étudiants. Vous devez le garder en mémoire, comme son casier judiciaire réduit pour un homme qui vit dans la rue : quatre condamnations, « .

Kalidou écope de 18 mois de prison dont 6 avec sursis probatoire et l’obligation, notamment, de se soigner ; Oussama de 2 ans. Lui seul assumera les dommages et intérêts des deux étudiants victimes qui seront fixés lors d’une prochaine audience. Les deux prévenus ont été maintenus en détention.

Rédacteur, Auteur, Journaliste | Plus de publications

Gabriel Durant est un journaliste et écrivain français spécialisé dans la région Occitanie. Né dans la ville de Perpignan, Gabriel a toujours été passionné par l'histoire, la culture et la langue de la région. Après avoir étudié la littérature et le journalisme à la Sorbonne, il a commencé à écrire pour le site web Vent d'Autan, où il couvre un large éventail de sujets liés à l'Occitanie. En plus de son travail de journaliste, Gabriel est également un romancier accompli.

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