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Manques de moyens, de personnel… Ce mardi, environ 150 soignants se trouvent dans les rues de Toulouse pour alerter sur leurs conditions de travail.

Les lumières installées dans le camion CGT écrasé par les chants révolutionnaires au milieu de la place Saint-Cyprien, à Toulouse. En face, environ 150 soignants manifestent. Ce mardi, ils ont tous répondu à l’appel national lancé par de nombreuses organisations syndicales. Les manifestants, qui sont pour la majorité des membres du personnel paramédical, viennent des différents hôpitaux de la ville. « Rangueil, Purpan, Marchant… C’est le même calvaire au quotidien », résume Jérôme*, infirmier. Les soignants ont dénoncé des conditions de travail « tenables ».

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« Une pandémie est passée et rien n’a changé. Pendant des mois, nous avons sauvé le pays, sauvé des vies et tout cela sans que le gouvernement ne reconnaisse notre souffrance. On fait face à un réel manque de reconnaissance. Aujourd’hui, l’hôpital a besoin de plus de budget. C’est le pilier de cette société », s’exaspère Julien Terrier, de la CGT du CHU de Toulouse, micro en main.

Dans la rue dévalante de la République, le tribunal scande « l’hôpital est en colère, ne va pas se laisser faire ».

« On ne va pas lâcher, on va retourner dans la rue »

A l’extérieur de la rue, devant l’Hôtel-Dieu Saint-Jacques, qui a ouvert le siège des Hôpitaux de Toulouse et les directions fonctionnelles du CHU de Toulouse, Pauline Salingue, déléguée syndicale CGT, a alerté : « La situation est dramatique après longtemps , plus actuellement, elle empire. Des lits fermentent dans tous les services. Des soignants fuent les hôpitaux. Comment peut-on travailler correctement ? »

Elle s’appelait à ne « pas lâcher » et à « se rassembler dans la rue la semaine prochaine ».

Urgences aux urgences

Dans le cortège, l’un des membres de l’équipe paramédicale des urgences adultes du CHU de Purpan, ou un mouvement de grève perturbe l’accueil après lundi, s’insurrection contre une surtaxe de travail. Nathan, assureur d’urgence, affirme que la grève a été suivie à plus de 95 %.« Nous sommes arrivés à un point de rupture. Le nom des patients augmentés et le nom des soignants stagnent. On veut des embauches, pas des propositions pour effectuer des heures supplémentaires. Nous services sont longs. Et on n’a déjà pas le temps de souffler… », raconte-t-il.

Pour provoquer un électrochoc chez la direction, des infirmiers et des aides soignantes ont déjà évoqué leur droit de retrait à la direction, tout en sachant qu’il ne pourrait pas l’exercer.

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