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En France, plus d’un million de personnes souffrent de troubles du comportement alimentaire, plus de 50% sont diagnostiquées et inculpées.

La journée mondiale des troubles du comportement alimentaire à lieu ce 2 juin 2022, voici comment réagir si votre enfant ou un proche souffre d’anorexie, de boulimie ou d’hyperphagie boulimique.

Détecter les signes avant-coureurs

La première étape est d’être attentive aux modifications du comportement alimentaire : « Si une personne manifeste une souffrance sur le plan de la prise alimentaire ou du corps (activités physiques intensives, restrictions alimentaires ou prises de nourriture impulsives), cela doit alerter ses proches », explique Laure Mesquida, pédopsychiatre à la Villa-Clinique de l’Adolescence de Toulouse.

Se tourner vers le médecin généraliste

Dans ce cas, il faut se tourner vers le médecin référent pour faire le point sur la santé de la personne et se faire orienter vers des spécialistes. Claude Bois, président de l’association Anorexie Boulimie Occitanie, préconise un bilan somatique complet « afin de voir que l’état est trouvé par l’organisme ».

Ensuite, il est impératif d’organiser un suivi somatique et psychique, « puisque pour ces troubles, les deux sont indissociables », ajoute-t-elle.

Être attentif à la nourriture

Le président de l’association insiste également sur les précautions à prendre concernant l’alimentation : « Il faut éviter de parler de nourriture quand on est à table, ne pas regarder l’assiette du malade mais plutôt faire en sorte que ce soit un moment de partage dans une atmosphère calme et bienveillante. »

Be faire accompagner

Laure Mesquida explique qu’ils ont un triple rôle important à jouer dans la lutte contre la maladie, eux aussi ont donc besoin d’être accompagnés, par des associations et le corps médical.

« Ce sont des troubles qui sont très difficiles à vaincre, trouver des repères n’est pas toujours intuitif : les parents ne savent pas immédiatement comment mettre des cadres autour de l’alimentation ou préserver les angoisses de ses jeunes que l’on parfois du mal à se représenter, par exemple quand un enfant se perçoit gros alors qu’il est maigre », détaille Laure Mesquida.

Quoi qu’il en soit, leur présence est « indispensable » dans « ce combat sur la durée », conclut-il.

  • Troubles du comportement en milieu scolaire
  • Adolescence et troubles du comportement en institution - 3e édition

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