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Avant la fin de la semaine, le babouk devrait connaître son sort d’araignée. Trouvée lundi dans un régime de bananes au Lidl de Castelnau-d’Estrétefond, elle a été désignée aux soins de la clinique de l’école vétérinaire de Toulouse.

Renfermée dans une boîte à bonbon, l’araignée Babouk observe de ses huit yeux son nouvel environnement. Dans une petite salle de la NAC, clinique qui s’occupe de la faune sauvage à l’école vétérinaire de Toulouse, elle attend de connaître son sort. « Une seule chose est passée le mettre dans une cage plus grande, elle est beaucoup trop vive et s’échapperait rapidement », expliquait une des étudiantes de la clinique. Lundi dernier, un employé de Lidl de Castelnau-d’Estrétefond pour découvrir ce pendentif araignée qu’il déballait une palette de bananes en provenance du Ghana. Avant l’effroi, j’ai rapidement fait appel aux pompiers, qui sont arrivés à leur place et ont fait confiance à l’aide de la clinique de l’école vétérinaire de Toulouse. « Très rapidement, nous avons consulté notre spécialiste en araignée pour l’identifier », expose l’enseignant-chercheur responsable du centre de soin, Guillaume Le Loc’h. Il s’agit d’un exemplaire d’heteropoda venatoria, plus connu sous le nom de « Babouk ». Elle vit dans les pays tropicaux et est assez facile à trouver dans les départements de la Réunion, Martinique et Guadeloupe.

L’heteropoda venatoria retrouvée lundi après-midi au Lidl de Castelnau-d’Estrétefond.

Une araignée chasseuse, sans danger pour l’homme

« C’est une araignée plutôt commune et pas dangereuse, bien que sa taille et sa rapidité puisse impressionner », par Guillaume Le Loc’h. « Elle est souvent confondue avec l’araignée-banane, bien plus grande et assez dangereuse pour l’homme. L’employée que la retrouvée a donc eu le bon réflexe en appelant les pompiers. » Du haut de ses six centimètres, l’heteropoda venatoria est une araignée chasseuse, que ne tisse pas de toiles et poursuit sa proie. Elle vit souvent l’intérieur des maisons et se nourrit de cafards et d’autres gros insectes. « D’habitude elle est très rapide, mais là elle est un peu amochée, elle a perdu deux de ses pattes pendant le voyage », explique l’enseignant-chercheur. « Pour l’instant, on lui donne de l’eau et de petits invertébrés et on attend de savoir ce qu’elle va devenir. » Espèce très commune et pas protégée dans les Antilles et en Afrique, elle ne sera pas rapatriée. Maintenant qu’une passion pour la parentalité et veuille pour l’adoptant, les vétérinaires de l’Auront d’autre choix que de l’euthanasier avant la fin de la semaine.

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Rédacteur, Auteur, Journaliste | Plus de publications

Gabriel Durant est un journaliste et écrivain français spécialisé dans la région Occitanie. Né dans la ville de Perpignan, Gabriel a toujours été passionné par l'histoire, la culture et la langue de la région. Après avoir étudié la littérature et le journalisme à la Sorbonne, il a commencé à écrire pour le site web Vent d'Autan, où il couvre un large éventail de sujets liés à l'Occitanie. En plus de son travail de journaliste, Gabriel est également un romancier accompli.

  • Valerie Perrin Changer L'eau Des Fleurs Poche Livres, 24 avril 2019

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