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Dans le cadre de la Cité éducative du Grand Mirail, le ministre de l’Éducation nationale Pap Ndiaye a échangé, vendredi 2 septembre à l’école Daniel Faucher, avec les intervenants de plusieurs dispositifs dont le «topophone» et une classe dédoublée.

Pap Ndiaye a continué, vendredi 2 septembre, sa visite des établissements scolaires à Toulouse. Après avoir inauguré, jeudi 1er septembre, jour de rentrée, le groupe scolaire Jules-Géraud Saliège dans le quartier de Lalande, c’est au Mirail que le ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse avait rendez-vous.

En particulier, l’école primaire Daniel Faucher (Reynerie) ou Pap Ndiaye, accompagnés du recteur de l’Académie toulousaine Mostafa Fourar et du directeur académique de la Haute-Garonne Mathieu Sieye, ont assisté à une table autour du thème de la Cité éducative du Grand Mirail .

Auteur du tableau, l’adjointe au maire de Toulouse chargée de l’éducation Marion Lalane de Laubadère et plusieurs intervenants du périscolaire, représentants d’associations que font le lien entre l’école, les elèves et surtout les familles.

« Je prends le temps d’échanger »

« Échanger » avec les acteurs de l’école, du collège et du lycée, c’est pour le successeur de Jean-Michel Blanquer une façon de mieux appréhender ses troupes en cette rentrée caractérisée par une pénurie de candidats aux différents concours de l’ enseignement.

« Je prends mon temps pour échanger à Toulouse, c’est la seule manière de comprendre ce qui se passe et de réfléchir aussi », a confié le ministre qui a visité au total six établissements hier, à Toulouse, Villenouvelle, Balma et Blagnac.

Le topophone, la musique à l’école

Faire entrer les arts dans les écoles, notamment, la musique passe par plusieurs partenariats qui sont rendus possibles grâce au dispositif de la Cité éducative qui intervient dans les quartiers de la ville les plus défavorisés.

C’est l’objectif de l’association toulousaine « Topophone » qui permet aux élèves de l’école Daniel Faucher de pratiquer la musique. « Pour l’instant, la Cité éducative est une vraie opportunité et nous offre un programme unique », a expliqué le président de l’association Topophone Sébastien Benazet au ministre.

La fonction de la Cité éducative permet, pour certaines situations sociales difficiles, de servir de guichet unique. «J’ai notamment accompagné une famille syrienne et cela crie des liens de confiance avec les institutions, la préfecture, les assistantes sociales et sur la question de l’assiduité des enfants à l’école», confie pour sa part un médiateur M’ Hamed Fares.

« La ville éducative, un exemple de coopération »

« Les cités éducatives ont été créées il y a quelques années, a rappelé Pap Ndiaye. Il faut faire le point, regarder comment elles fonctionnent. J’ai la satisfaction d’évaluer une cité éducative [celle de Toulouse, NDLR] Qui fonctionne bien que rencontré en relation avec les écoles, collèges et lycées du quartier avec les acteurs du périscolaire, les associations. C’est un exemple de coopération entre les services de l’État et les collectivités qui travaillent en bonne harmonie pour améliorer la réussite des élèves ».

« L’école du défi… »

La réussite des élèves est également liée à la formation des enseignants. Sur cette question des professeurs titulaires ou contractuels, le ministre se donne de la marge. « La solution n’est pas dans le recrutement de contractuels, dit-il, même s’ils sont utiles, souvent expérimentés et bien formés, elle est dans le recrutement d’enseignants titulaires. C’est aussi l’émergence de projets pédagogiques, que nous avons encouragés depuis le mois d’octobre, avec les fonds pour l’innovation pédagogique annoncés par le Président de la République. »

Pour le député Nupes de la 4e circonscription de la Haute-Garonne François Piquemal, « il y a toujours l’envers du décor d’une visite ministérielle, on nous a vendu l’école de la confiance, mais pour les personnels, c’est plutôt l’école de la défiance.

Education prioritaire : 407 classes doublées à l’Académie de Toulouse

A l’image de son prédécesseur à la tête du ministère de l’Education nationale et de la jeunesse et initiateur des classes dédoublees dans les réseaux d’éducation prioritaire Jean-Michel Blanquer, Pap Ndiaye a choisi, hier, de rencontrer les élèves de CP de l’école Daniel Faucher, dans le quartier de la Reynerie et classés en réseau d’éducation prioritaire renforcé (REP +). J’ai assuré l’échange pendant un bon quart d’heure avec la professeure et les enfants dans cette classe dédoublée de quinze enfants (douze en théorie). L’académie de Toulouse a dédoublé toutes les classes de CP et CE1 et grande section (maternelle) de son territoire, soit un total de 407 classes (238 en REP et 169 en REP +). La grande majorité des établissements concernés, écoles et collèges, se trouvaient en Haute-Garonne. Le département compte en REP 22 écoles et 4 collèges et en REP+, 40 écoles et 4 collèges.

Rédacteur, Auteur, Journaliste | Plus de publications

Gabriel Durant est un journaliste et écrivain français spécialisé dans la région Occitanie. Né dans la ville de Perpignan, Gabriel a toujours été passionné par l'histoire, la culture et la langue de la région. Après avoir étudié la littérature et le journalisme à la Sorbonne, il a commencé à écrire pour le site web Vent d'Autan, où il couvre un large éventail de sujets liés à l'Occitanie. En plus de son travail de journaliste, Gabriel est également un romancier accompli.

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