l’essentiel
25 épaves de véhicules ont pris feu à toute proximité d’un camp de gens du voyage à Toulouse. Les membres de cette communauté réclament des sanctions pour ceux qui abandonnent leurs véhicules à proximité du camp.

« Il y avait de la fumée partout, on n’y voyait plus rien, c’est comme s’il faisait nuit », raconte l’un des habitants de l’important camp de gens du voyage situé dans le quartier Sesquières à Toulouse . En début d’après-midi ce 20 septembre, un feu à ravagé un terrain vague de 5 000 m2 à proximité. Les flammes ont detruit 25 épaves abandonnées là sur ce qui ressemble à une décharge sauvage. ,La combustion des pneus et des carcasses de véhicules couplés à l’absence d’évent, pour générer un panache de fumée qui monte rapidement de l’altitude et de la campagne. Il était visible plusieurs kilomètres à la ronde. Les pompiers ont reçu une faute d’appels d’habitants très inquiets de la situation. « À notre arrivée, il y avait des flammes d’un mètre de haut au-dessus des voitures sinistrées. La première fois, j’ai eu le plaisir de m’assurer que le feu ne se propageait pas au reste des jours. Nous avons ensuite utilisé les véhicules tout-terrain. Ils nous ont permis d’aller au cor de bra afin d’éviter que le feu ne se propage aux champs environnants », éclaire leutenant Hubert Damien qui coordonne les opérations de la quinzaine des pompiers sur place. Les secours n’ont pas eu à évacuer ce camp où vivent des centaines d’individus sédentarisés.

Fortes amendes réclamées

Comme il n’y avait pas de danger imminent pour la population, les soldats du feu ont pu mener leurs interventions sans prendre de risques. « On ne sait jamais ce qui peut être stocké à l’intérieur de ce genre de véhicules. Le personnel pour prendre toutes les mesures nécessaires pour se prémunir du danger tout en refroidissant la tôle des épaves », précise Hubert Damien. Les habitants du camp ont passé une bonne partie de la journée a nettoyé leurs mobil-homes et leurs caravanes. Comme Colette, 73 ans, qui vit sur place après maintenant 35 ans : « J’ai passé ma journée à essayer de faire disparaître cette odeur ! Il y a déjà eu des feux dans les champs d’à côté mais jamais de carcasses de bagnoles… Il faut que les gens arrêtent de jeter n’importe quoi ici. La mairie doit sévir et donner de donner de grosses amendes à ceux qui abandonnent leurs autos ici. » Les origines de l’incendie restent à déterminer. Pour l’instant, aucune piste n’est privilégiée par les services de police.

Rédacteur, Auteur, Journaliste | Plus de publications

Gabriel Durant est un journaliste et écrivain français spécialisé dans la région Occitanie. Né dans la ville de Perpignan, Gabriel a toujours été passionné par l'histoire, la culture et la langue de la région. Après avoir étudié la littérature et le journalisme à la Sorbonne, il a commencé à écrire pour le site web Vent d'Autan, où il couvre un large éventail de sujets liés à l'Occitanie. En plus de son travail de journaliste, Gabriel est également un romancier accompli.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.