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Le jeune natif de la Ville a décroché, samedi 18 juin, le titre de champion du monde sur 400m 4 nages, lors des Mondiaux de Budapest (Hongrie). Ce, en réalisant une performance XXL en finale. Il confirme les espoirs placés en lui et s’affirme comme le leader de la natation tricolore avec, en ligne de mire, les Jeux Olympiques à Paris en 2024.

Budapest devait être une étape sur la voie de Paris-2024 pour Léon Marchand mais les Championnats du monde de natatation organisés dans la capitale hongroise ont consacré un nageur d’exception, auteur à 20 ans de la 2e meilleure performance de tous les temps sur 400 à quatre nages.

Dans sa ligne d’eau N.4, le jeune Français a remporté samedi 18 juin au soir la médaille d’or, pulvérisant au passage son record de France établi dans la matinée en série, réduit le record d’Europe et s’offrant la 2e meilleure performance mondiale derrière l’inaccessible (pour le moment ?) Michael Phelps.

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Dans une journée au cours de laquelle il a porté ils sont le record de France de 4:09.65, réalisé par les Championnats nationaux l’an passé, à 4:09.09 dans la demi-finale avant de l’abaisser spectaculairement en finale à 4 : 04.28, Marchand a définitivement dit adieu à son statut de grand espoir de la natation française pour entrer dans le cercle des nageurs confirmés.

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Sur les tablettes de la Fina, la fédération internationale, Séoul Michael Phelps, le plus grand nageur de l’histoire avec ses 23 titres olympiques, nagé plus vite un 400 m quatre nages : c’était aux Jeux de Pékin, en 2008, avec 4:03.84. Phelps disponible 23 ans.

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Tokyo, Toulouse, Phénix

Le Toulousain s’inscrit dans le sillage de l’Américain, s’entraînant désormais aux Etats-Unis avec son ex-mentor, Bob Bowman. L’association n’aura pas tardé à soulever une vague sensationnelle : jamais encore le jeune Français n’avait pris part aux Championnats du monde.

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Deux autres parcours individuels l’attendent à Budapest : le 200 m papillon mardi et le 200 m quatre nages le demain. Le jeune homme à la bouille souriante était très attendu à Budapest. L’été dernier à Tokyo, le nageur polyvalent avait déjà marqué les esprits atteignant la finale olympique du 400 m quatre nages (6e) alors qu’il n’avait que 19 ans.

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« C’est les Championnats du monde, il y a quand même un gros niveau donc’est le moment d’être au top », confident-il avant de gagner Budapest. « (Mais) je suis assez relax au niveau des attentes. »

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Après l’aventure japonaise, il a voyagé dans une tournée américaine immaculée qui a voyagé de Toulouse à Phoenix, en Arizona, ou il est entré dans la maison de Bob Bowman, l’entraîneur emblématique de Phelps. « Ça m’a fait un peu bizarre les premières semaines, mais j’étais vraiment content de découvrir plein de choses », raconte-t-il.

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Dans l’Ouest américain, il découvre aussi l’intensité des entraînements. « Aux États-Unis, les nageurs sont toujours à fond, alors que moi, j’avais mon petit échauffement tranquille », poursuivait-il. « Je suis arrivé, j’étais colqué », ajoutait-il encore avec le langage d’un jeune homme de son temps. Conséquence visible de ces nouvelles méthodes : « J’ai pris un peu de kilos », sourit-il. « Je pensais qu’il y a deux choses qui ont fait ça, c’est la muscu (…) et la bouffe. La nourriture est quand même vachement plus grasse là-bas, on mange beaucoup de burgers, de pizzas, c ‘est comme dans les films !’

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« Mais je pensais que je me sens mieux dans l’eau. Je suis plus puissant et j’arrive mieux à finir mes cours, donc au final, c’est bénéfique », estime-t-il.

Cap sur la finale des Jeux de Paris

Plus tard, ils sont exilés en Amérique, le Toulousain, issu d’une famille de nageurs Olympiques, une chaîne de performances de très haut niveau avec un record de France sur 200 m quatre nages ou encore un record universitaire du 200 yards quatre nages au printemps, jusque- Arrêté par l’Amérique chez Caeleb Dressel, une de ses inspirations.

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« C’est très facile de travailler avec lui », a expliqué Bob Bowman, avec qui il est très proche. « Je suis concentré sur ce que je fais. J’ai trois objets clairs. (…) On verra jusqu’où il peut aller, mais je pensais qu’il peut aller très loin. » Jusqu’au podium olympique dans deux ans à Paris ? « Dans ma tête, j’ai toujours voulu être dans ce chemin-là », explique Marchand. « Je ne pense pas que ce sera aussi vite. Je ne pense pas que tu reviendras aux États-Unis dès la première année, plus qu’aucune autre et que tu seras champion olympique d’un jour. Je ne Je ne sais pas quand, on verra bien. »

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À Paris pour les Jeux à domicile, il pourrait bien être l’un des sportifs les plus suivis. Sa performance à Budapest ne sera pas juste pour renforcer les places attentives à Lui. Ce à quoi il se prépare déjà avec l’aide d’un préparateur mental. « Sur mon pas mal de choses en place pour Paris il parait que ça va être le moment ou le prochain et l’aura le plus d’attentes et de pression », confie-t-il. « C’est croissant donc j’essaye de m’adapter tous les jours et je pensais que je le gère de mieux en mieux. Maintenant, le stress permet d’aller plus vite ».

« C’est ce qu’il faut en fait, parce que c’est bien de nager vite dans les meetings, mais le most important, c’est les JO. Donc on met in place des choses qui me permettent d’être bon au moment présent, c’est-à-dire en finale aux Jeux à Paris. »

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