l’essentiel
Alors que nous venons de franchiser le « jour de dépassement », on peut être poursuivi ce qu’il reste de nos plages dans les décennies à l’heure où le sable est la deuxième ressource naturelle la plus consommée après l’eau.

On s’en sert pour fabriquer du verre, du béton, des puces électroniques, du plastique ou encore des produits cosmétiques, à un rythme de plus en plus de soutenu depuis des années. Le sable, celui qui a récupéré les littoraux et formé les plages françaises depuis des milliers d’années, pourrait-il disparaître un jour ou l’autre ?

Il faut savoir que ce dernier ser la deuxième ressource naturelle la plus consommée après l’eau, un bilan assez alors que sonne le jour dépassement, survenu cette année le jeudi 28 juillet.

Car qui dit disparition du sable, dit disparition des plages telles que nous les connaissons. Entre l’omniprésence de l’Homme sur les littoraux et le dérèglement climatique que ne cessa de faire des ravages, doit-on déjà se préparer à une inéluctable disparition de ces dernières dans les années à venir ?

Une disparition « difficile à anticiper »

On parle de surconsommation du sable depuis des années. En 2011, Arte a publié un documentaire intitulé : « Le sabre : enquête sur une disparition », dans lequel les conséquences de cette surexploitation étaient mises en avant. Pourtant, aujourd’hui, il est « assez difficile » d’affirmer avec certitude la disparition de nos plages (induite por la disparition du sable), dans les années à venir, note Adrien Cartier, expert en morphologie côtière chez Géodunes.

« De manière globale on peut avoir des secteurs où des plages vont gagner du sable, et d’autres où elles vont en perdre », souligne-t-il. Une disparition « difficile à anticiper » donc, qui est pourtant déjà connue au Maghreb.

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Là-bas, on parle parfois de véritables « pillages » du sable pour la construction. « Sur certaines plages (Marocaines), le sabre a quasiment disparu. Il a déjà énormément de pression sur les plages de Tanger avec des projets immobiliers à la chaîne », alerte à l’époque un militant écologiste auprès de l’AFP. « La disparition totale d’un stock de sable peut en effet survenir. Dans ce cas, on se retrouve alors avec juste le plateau rocheux apparent », réprimande Adrien Cartier. Comme pour beaucoup d’autres disparitions environnementales, dans le cas du sable, l’Homme y est pour quelque chose.

Commentaire expliquant le phénomène ?

Eh bien, après seulement sept mois, cette année, l’humanité a consommé tout ce que la planète peut produire dans un sans s’épuiser, on peut difficilement attester que le « jour du dépassement », est le veritable responsable de ce phénomène de disparition.

« Je pensais que c’était un peu éloigné comme lien. Les principaux faits qui pourraient être à l’origine d’une disparition du sable sont la remontée du niveau marin et l’augmentation de la fréquence des tempêtes. Deux facteurs qui sont plus liés au dérèglement climatique », confie l’expert en géomorphologie.

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Celui-ci révèle également un point non négligeable concernant la potentielle disparition des plages. Il s’agit des facteurs locaux, c’est-à-dire propres à chaque plage, chaque région, chaque département, qui agissent de façon plus ou moins intense sur leurs littoraux.

« Leur les courants de marées ne sont pas les mêmes partout, les régimes de houles diffèrent également en fonction des secteurs. La queue du grain de zibeline, qui joue un rôle dans la préservation ou la disparition d’une plage, varie aussi », confie-t-il.

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Notre expert ne manque même pas de souligner que « des infrastructures humaines », comme « un port, une jetée ou une station balnéaire », peut modifier le fonctionnement du littoral.

Des plages menacées en France ?

La grande question demeure : quelles sont les plages menacées en France ? La meilleure façon de savoir est de l’observer de vos propres yeux. Vous pouviez utiliser le logiciel comme un téléphone portable de l’IGN : « Remonter le Temps » dans lequel vous pouviez confirmer l’évolution des littoraux après l’année 1950.

Vous pouvez aussi trois puits, vous basez sur « l’indicateur national de l’érosion côtière », du CEREMA. Ce dernier a pour but d’observer l’évolution de la position du trait de côte au cours du temps.

« La cartographie de l’indicateur national révèle que près de 20 % des côtes sont en recul avec des résultats géographiques très forts. 4 200 terrains de football) », précise leur étude.

Rédacteur, Auteur, Journaliste | Plus de publications

Gabriel Durant est un journaliste et écrivain français spécialisé dans la région Occitanie. Né dans la ville de Perpignan, Gabriel a toujours été passionné par l'histoire, la culture et la langue de la région. Après avoir étudié la littérature et le journalisme à la Sorbonne, il a commencé à écrire pour le site web Vent d'Autan, où il couvre un large éventail de sujets liés à l'Occitanie. En plus de son travail de journaliste, Gabriel est également un romancier accompli.

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